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Circuit de mémoire

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Monument des fusillés de Souain


Le Monument à la mémoire des caporaux de Souain a été inauguré en 2007. Constitué de pierre blanche, il représente les quatre soldats attachés à leur poteau d’exécution. Trois d’entre eux ont les yeux bandés.
La réalisation de l’œuvre a été confiée au sculpteur Denis Mellinger dit Melden. Il s'est inspiré d'un dessin de Jacqueline Laisné, institutrice à Sartilly, commune de la Manche où la veuve du caporal MAUPAS, avait elle-même enseigné.
Le monument est situé près de l'Hôtel de Ville de Suippes où a siégé le 16 mars 1915 le conseil de guerre qui a condamné à mort les quatre caporaux. Il se trouve à l'emplacement d'un ancien appentis détruit en 1992, dans lequel les soldats ont été incarcérés avant d'être condamnés à mort puis fusillés.

Historique

Le 10 mars 1915, les soldats de la 21e compagnie du 336e Régiment d'infanterie, reçoivent l’ordre d’attaquer les positions ennemies au nord du village de Souain. Mais, la préparation d’artillerie française, à cause d’une erreur de calcul, envoie les obus sur ses propres lignes. Les hommes épuisés par les attaques infructueuses et les pertes subies depuis plusieurs mois, refusent de sortir des tranchées. Suite à cela, le général RÉVEILHAC exige des sanctions. Il veut éviter des désobéissances dans les autres régiments Le capitaine EQUILBEY reçoit alors l'ordre de transmettre une liste de noms à ses supérieurs : 6 caporaux et 18 soldats qui sont convoqués devant un conseil de guerre. Réuni le 16 mars dans une salle de la mairie de Suippes, le conseil acquitte deux caporaux et les soldats, et condamne à mort  les caporaux Louis GIRARD, Lucien LECHAT, Louis LEFOULON et Théophile MAUPAS, tous les quatre originaires du département de la Manche. Ils sont fusillés pour l’exemple à la Ferme de Suippes le lendemain, le 17 mars. Dans sa dernière lettre à son épouse Blanche, Théophile MAUPAS écrit : « Je n'ai rien à me reprocher, je n'ai ni volé, ni tué, je n'ai sali ni la réputation ni l'honneur de personne. Je puis marcher la tête haute ».  Blanche Maupas, la veuve de Théophile Maupas, apprend par le maire de Sartilly, son village, le décès de son mari fusillé « pour l’exemple ». C’est alors qu’un long combat débute. Elle contacte la ligue des droits de l’Homme, demande l’aide des syndicats d’instituteurs, des associations d’anciens combattants, ainsi que des familles des autres fusillés pour la réhabilitation de son mari.

Horaires d'ouverture

Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 18h.

Sur réservation uniquement du mardi au vendredi.

Tarifs et moyens de paiements

Adultes : 6.50€ / Entre 6 et 18 ans : 3.00€ / Moins de 6 ans : Gratuit

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